Campagne mondiale contre la peine de mort (10 octobre) [cs]

Webdocumentaire "Abolition universelle de la peine de mort"

Réalisé à l’occasion de la journée internationale contre la peine de mort, ce webdocumentaire propose des interviews de personnalités engagées contre la peine de mort (Robert Badinter, Jane Birkin, Bruno Podalydès, Richard Sédillot) et des reportages dans quatre pays : Liban, Bénin, Maroc et Mongolie.

Voir le webdocumentaire sur le site du Ministère des affaires étrangères.

Le 10 octobre - Journée mondiale contre la peine de mort

Tribune de M. Laurent Fabius, Ministre des Affaires étrangères, à l’occasion du dixième anniversaire de la journée mondiale contre la peine de mort. (10 octobre 2012)

Cet appel à abolir la peine de mort a été signé par les ministres des affaires étrangères suivants : Didier Burkhalter (Suisse), Guido Westerwelle (Allemagne), Aurelia Frick (Liechtenstein), Michael Spindelegger (Autriche), Giulio Terzi (Italie) et Laurent Fabius (France).

Evènement au Quai d’Orsay : "Pour l’abolition universelle de la peine de mort" (9 octobre 2012)

La France s’engage dans une campagne pour l’abolition universelle de la peine de mort, plaçant les droits de l’Homme au cœur des ambitions de son action extérieure.

Après avoir réuni plus de 50 pays lors de l’Assemblée générale des Nations unies, Laurent Fabius convie au Quai d’Orsay les acteurs et les défenseurs de l’abolition, en lever de rideau de la Journée mondiale contre la peine de mort.

Pour la première fois, cet évènement rassemblera à Paris, avec les présidents et représentants de grandes ONG, les intellectuels et de nombreux étudiants, des avocats de condamnés à mort venus du monde entier (Japon, Iran, Etats-Unis, Chine Kenya, Mongolie).

Voir le programme.

Engagement de la France pour l’abolition de la peine de mort

La peine de mort n’est pas la justice, c’est l’échec de la justice. La peine de mort n’est pas un instrument utile à la lutte contre la criminalité. La perte de vie humaine qu’elle entraine est irréparable et aucun système juridique n’est à l’abri d’une erreur judiciaire. Le recours à la peine de mort n’est pas un simple instrument de politique pénale, c’est une violation des droits de l’Homme.

Comme il existe, dans chaque pays, des hommes engagés dont le nom est associé à une cause, il existe des Etats engagés pour des combats universels au sein de la communauté des nations. Chacun sait ce que l’abolition de la peine de mort doit à la détermination de Victor Hugo, Albert Camus ou Robert Badinter. Aujourd’hui, la France occupe une place privilégiée et reconnue au sein des principaux Etats engagés dans la lutte contre la peine de mort.

L’abolition de la peine de mort est une cause hautement symbolique, qui rappelle l’universalité des droits de l’Homme. La prise de conscience mondiale en faveur de l’abolition progresse sur tous les continents, indépendamment du type de régime politique, du niveau de développement ou de l’héritage culturel.

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, a décidé de prolonger ce combat en mobilisant la diplomatie française partout dans le monde pour une campagne pour l’abolition de la peine de mort.

Carte interactive de la peine de mort dans le monde

Voir la carte sur le site du MAE.

Campagne mondiale pour l’abolition de la peine de mort

Voir le dossier sur le site du MAE.

Abolition de la peine de mort en France

Voir le dossier sur le site du MAE.

Portée par l’engagement et le discours à l’Assemblée nationale du ministre de la Justice de l’époque, Robert Badinter, la loi du 9 octobre 1981 a aboli la peine de mort en France. Cette loi a renforcé le combat que la France menait de longue date pour la promotion de la dignité humaine. Le droit français interdit l’éloignement de toute personne vers un pays où celle-ci serait exposée à la peine de mort.

A propos de Robert Badinter

Robert Badinter, ancien Président du Conseil Constitutionnel et ancien Garde des Sceaux était à l’honneur en République tchèque les jeudi 28 et vendredi 29 avril 2011.

Voir article sur sa visite, pendant laquelle il a reçu le titre docteur honoris causa de la Faculté de Droit de l’Université Charles de Prague, il a prononcé une allocution à la Cour constitutionnelle sise à Brno et a ensuite reçu la Médaille d’or de l’Université Jan Masaryk de Brno.

Robert Badinter s’est rendu en République tchèque en octobre 2012 pour recevoir le titre docteur honoris causa de l’Université Charles qui lui a été remis par le Recteur de l’Université.

Dernière modification : 20/04/2016

Haut de page