Commémoration à Hradištko [cs]

Le 8 mai 2014, M. Laurent Toulouse, chargé d’affaires de l’ambassade de France, a participé à la cérémonie de commémoration à Hradištko, où 156 prisonniers français ont trouvé la mort dans un camp de concentration.

Discours de M. Laurent Toulouse

Monsieur le Maire,

Mesdames, Messieurs,

C’est un grand honneur pour moi de représenter la France aujourd’hui à Hradištko, en ce jour du souvenir.

L’ambassade de France à Prague reste fidèle à ce rendez-vous devant votre monument, qui nous rappelle le sort tragique des prisonniers et déportés dans les camps de concentration nazis.

Près de soixante-dix ans après la fin de la seconde guerre mondiale, la mémoire des actes barbares commis au cours de cette guerre doit rester vivante et doit continuer de guider nos conduites.

Nous nous tenons devant un monument. Qu’est-ce qu’un monument ? En français ce terme a d’abord eu le sens du mot latin « monumentum », qui est dérivé du verbe « monere » qui signifie « avertir, rappeler ».
Tel est bien, aux yeux de la France, le sens de ce lieu, que les habitants de Hradištko entretiennent avec soin.

Or, en cette année 2014 placée sous le signe de grandes commémorations (centenaire de la première guerre mondiale, 70 ans du débarquement de Normandie), il se commet dans plusieurs régions du monde des actes insupportables. En Syrie, en Afrique centrale ou à l’Est de l’Europe, nous voyons se déchaîner des forces de haine, semblables à celles qui ont conduit aux tragédies du XXe siècle.

Ce petit monument planté au cœur de votre forêt, planté au cœur de la Bohême, planté au cœur de l’Europe, nous commande d’avoir les yeux ouverts pour refuser l’enchaînement de la violence et de la barbarie.

Je vous remercie de votre attention.

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M. Laurent Toulouse (à gauche) avec les représentants des ambassades allemande et polonaise
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Dernière modification : 12/05/2014

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