Concours mondial d’innovation [cs]

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SEPT AMBITIONS POUR LA FRANCE DE DEMAIN

Le 18 avril 2013, le Président de la République a mis en place la Commission Innovation, présidée par Anne Lauvergeon, sous l’égide du ministre du redressement productif, Arnaud MONTEBOURG et de la ministre déléguée chargée des petites et moyennes entreprises, de l’innovation et de l’économie numérique, Fleur PELLERIN.

Cette commission a mené ses travaux au regard des grands besoins mondiaux et des principaux enjeux du monde de 2030 : la hausse de la population, avec 9 milliards d’individus sur terre en 2050 ; l’urbanisation qui va concerner une majorité de personnes ; l’allongement de la durée de la vie en bonne santé ; le développement rapide des classes moyennes dans les pays émergents ; le numérique, qui change la donne dans tous les domaines ; la raréfaction de l’eau potable, des matières premières et de l’énergie. En parallèle, la Commission s’est attachée, d’une part, à prendre en compte l’innovation sociétale, celle qui améliore la qualité de vie, et, d’autre part, à privilégier des activités qui soient bénéfiques en termes d’emplois et de commerce extérieur.

A l’issue de ces travaux, la Commission a identifié 7 ambitions qui reposent sur des attentes sociétales fortes, des secteurs en croissance. Ces 7 ambitions pourront constituer 7 piliers essentiels pour assurer à la France prospérité et emploi sur le long terme.

C’est en ce sens que l’Etat initie aujourd’hui ce Concours Mondial d’Innovation. Son objectif est de faire émerger les talents et futurs champions de l’économie française en identifiant puis accompagnant la croissance des entrepreneurs français ou étrangers dont le projet d’innovation présente un potentiel particulièrement fort pour l’économie française.

A travers ce Concours, il s’agit d’encourager les talents d’aujourd’hui pour créer notre richesse collective de demain. Qu’ils se trouvent en France ou à l’étranger, qu’ils soient créateurs, innovateurs ou entrepreneurs, l’Etat souhaite attirer des talents, parmi les meilleurs mondiaux, pour qu’ils réalisent leurs projets en France.

Dans le cadre du programme Investissements d’avenir et en s’appuyant sur la Banque Publique d’Investissement, l’Etat va affecter 300 millions d’euros pour cofinancer des projets innovants s’inscrivant dans l’une des 7 ambitions définies par la Commission Innovation.

Avec le lancement du Concours Mondial d’Innovation, le Gouvernement installe une véritable politique d’avenir résolument engagée dans le soutien de ceux qui créent, innovent et prennent des risques chaque jour.

La Commission Innovation a défini 7 ambitions dans des domaines très différents qui constituent les piliers du développement futur de la France.

Les projets d’entreprise déposés dans le cadre du Concours Mondial d’Innovation devront impérativement d’inscrire dans l’une des 7 ambitions suivantes :

1. Le stockage de l’énergie.

Le développement des énergies renouvelables, pour la plupart intermittentes, l’optimisation de la production électrique et le développement de la portabilité nécessitent des innovations de rupture dans les systèmes de stockage. C’est un élément indispensable de la réussite de toute transition énergétique. La France présente de réels atouts grâce à de grandes et petites entreprises bien positionnées sur ce sujet et une recherche publique de qualité.

-  Projets d’innovation en matière de stockage d’énergie intermittente ou non.

2. Le recyclage des métaux rares.

La raréfaction et le renchérissement des métaux mais aussi la protection de l’environnement rendront indispensables le recyclage, en particulier des métaux rares. La France dispose de réels atouts dans un contexte européen favorable. L’innovation et un cadre réglementaire adéquat peuvent permettre l’émergence de leaders dans ce domaine.

-  Projets permettant de rendre viable et efficace le recyclage des métaux rares.

3. La valorisation des richesses marine.

La valorisation des métaux présents au fond de la mer et un dessalement moins énergivore de l’eau de mer apporteront des ressources indispensables à une population en croissance. La France dispose d’une des plus importantes zones exclusives d’exploitation marine ainsi que d’entreprises et organismes de recherche très compétents sur ce sujet.

-  Projets de valorisation des métaux sous-marins
-  Projets favorisant des solutions de dessalement moins onéreux et/ou plus faiblement consommateur d’énergie de l’eau de mer.

4. Les protéines végétales et la chimie du végétal.

De nouveaux produits alimentaires reposant sur des protéines végétales devront être conçus pour répondre à la croissance de la demande alimentaire mondiale que le secteur de l’élevage ne pourra seul satisfaire. Les forces conjuguées de son agriculture, de son industrie agroalimentaire et de sa tradition d’innovation culinaire devraient permettre à la France de disposer d’un important potentiel d’exportation. Par ailleurs, notre richesse agricole pourra également permettre le développement de nouveaux matériaux.

-  Projets de développement de produits alimentaires à base de protéines végétales
-  Projets de chimie du végétal visant à développer de nouveaux matériaux.

5. La médecine individualisée.

Le développement des sciences « omiques » (génomique, protéinomique, etc.), les liens croissants entre dispositifs médicaux et thérapies ainsi que le développement du numérique vont faire émerger une médecine de plus en plus personnalisée, porteuse d’une plus grande efficacité collective et individuelle, avec des traitements adaptés. La France dispose d’atouts réels en ce domaine avec un système de santé et une recherche dans ce domaine internationalement reconnus.

-  Projets favorisant le ciblage des interventions thérapeutiques s’appuyant par exemple sur la génomique, les dispositifs médicaux et/ou l’imagerie à haute résolution.

6. La silver économie, l’innovation au service de la longévité.

D’ici 15 ans, 1,2 milliard d’habitants auront plus de 60 ans dans le monde. Les seniors assureront la majorité des dépenses en France. Or, ils expriment des besoins spécifiques. Une économie nouvelle se développera répondant entre autres à la perte d’autonomie. Les seniors français plutôt technophiles, le système centralisé de santé, les compétences académiques, la présence de start-up innovantes d’intégrateurs et équipementiers de haut niveau sont autant d’atouts pour le développement de ce secteur en France.

-  Projets répondant à la perte d’autonomie des seniors, liés à la robotique et la domo-médecine.

7. La valorisation des données massives (Big Data).

La multiplication des données créées par les particuliers, les entreprises et les pouvoirs publics sera porteuse de nouveaux usages et de gains de productivité. La mise à disposition par l’État et par ses opérateurs des données publiques constituera une opportunité pour favoriser l’essor de nouvelles start-up. Ici encore, la France présente de nombreux atouts. L’école française de mathématiques et de statistiques est une des meilleures au monde. Plusieurs entreprises sont leaders de sous-segments.

-  Projets permettant de mieux exploiter les données et de définir de nouveaux usages, modèles d’analyse et de valorisation de celles-ci.

LE CONCOURS MONDIAL INNOVATION

Afin de sélectionner les meilleurs projets s’inscrivant dans l’une des 7 ambitions, une procédure en 3 phases a été mise en place.

Phase 1 : L’amorçage

Cette phase permettra de sélectionner une centaine de projets en amont de leur développement.

Phase 2 : L’accompagnement

Cette phase permettra d’accompagner des projets prometteurs dans des travaux de développement de plus grande ampleur.

Phase 3 : Le développement

Cette phase permettra de soutenir au plus près une sélection de projets, choisis parmi les projets accompagnés en phase 2, dans leur industrialisation.

Les porteurs de projets n’ont pas l’obligation de participer à chacune de ces 3 phases. En fonction de la maturité de leur projet, ils peuvent concourir pour un financement dès la phase d’amorçage ou ne soumettre leur projet qu’en deuxième phase.

Ces appels à projets sont ouverts à toutes les sociétés, petites ou grandes, françaises ou étrangères, souhaitant s’implanter en France :

- soit des sociétés françaises, éventuellement en cours de création, au sens des articles 1832 et suivants du Code civil, immatriculées au registre du commerce, de taille petite ou grande ;
- soit des sociétés étrangères souhaitant s’implanter en France. (La contractualisation de l’aide ne pourra cependant se faire qu’avec une société, au sens des articles 1832 et suivants du Code civil, immatriculée au registre du commerce en France) ;
- soit des consortiums contenant au moins une société au sens précité. (Le chef de file du consortium doit être une société et sera l’unique bénéficiaire de l’aide. Les consortiums peuvent associer un ou plusieurs établissements de recherche au sens de la Réglementation Communautaire, sans que cela ne constitue pour autant une obligation).

La phase 1, dite d’amorçage, est ouverte à compter du 2 décembre 2013 et fera l’objet de clôtures intermédiaires au 30 janvier 2014 et au 31 mars 2014. La phase 1 s’achèvera dès que l’objectif d’une centaine de projets sélectionnés sera atteint.

Le processus de sélection est rapide (6 semaines maximum). Il repose en particulier sur une audition des porteurs de projets ayant satisfait aux critères de recevabilité des projets.

Les principaux critères retenus pour la sélection des bénéficiaires sont les suivants :

- Degré de réponse à l’ambition ;
- Degré de rupture en terme d’innovation (technologique ou non) ;
- Faisabilité technique et/ou scientifique ;
- Retombées économiques potentielles du projet ;
- Capacité du porteur à mener à bien le projet.

Les projets d’entreprise sélectionnés reçoivent une aide financière sous forme de subventions pouvant atteindre 200 000 euros par projet.

Le conventionnement de l’aide a lieu au plus tard 4 semaines après la décision. Le versement de la première tranche de l’aide (70%) intervient à réception par Bpifrance du contrat signé par l’entreprise.

La phase 2, dite d’accompagnement, sera ouverte à compter du 1er septembre 2014. Un appel à projets avec un calendrier spécifique et un cahier des charges dédié sera publié.

La phase 3, dite de développement, débutera en 2016 et permettra de sélectionner un ou deux projets les plus innovants dans chacune des 7 ambitions.

Retrouvez plus d’information sur www.innovation2030.org.

Dernière modification : 20/01/2014

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