Déclaration à propos de la condamnation de Jafar Panahi en Iran

La condamnation du cinéaste iranien Jafar Panahi à six ans de détention et vingt ans d’interdiction d’exercer son activité de création et celle de Mohammad Rasoulof, un autre réalisateur, également très sévèrement et injustement condamné, suscitent ma plus vive indignation.

Les films de Jafar Panahi font honneur au cinéma iranien. Ce cinéaste, reconnu comme un des membres les plus talentueux de la nouvelle vague iranienne, a reçu les plus grandes distinctions du cinéma mondial : à Cannes où il a reçu le prix de la Caméra d’or en 1995 et le prix du Jury pour "Un certain regard" en 2003, mais aussi à Locarno, Venise et Berlin. Nous regrettons à nouveau qu’il n’ait pas été en mesure de participer au 63ème Festival de Cannes 2010 où il avait été invité à être membre du Jury et où il était très attendu.

En privant ces deux personnalités culturelles de leur liberté et en refusant le droit fondamental à la liberté d’expression et de création, les autorités iraniennes se déconsidèrent et dégradent l’image de l’Iran.

La France n’oublie pas les milliers d’anonymes qui sont aussi victimes du harcèlement conduit contre les opposants et la société civile iraniens dont Jafar Panahi est un triste et un douloureux exemple.

La France appelle les autorités à libérer tous les prisonniers détenus pour le délit d’opinion dans les prisons iraniennes.

Source : Ministère des affaires étrangères et européennes

Dernière modification : 03/10/2013

Haut de page