La Fête nationale du 14 juillet 2013 [cs]

Discours de Pierre Lévy, Ambassadeur de France en République tchèque, à l’occasion de la Fête nationale

Prague, Palais Buquoy, 12 juillet 2013

Monsieur le Président,

Messieurs les Ministres,

Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames et Messieurs,

Mes chers compatriotes,

J’ai le grand plaisir, avec mon épouse Marie-Sophie, de vous accueillir à nouveau au Palais Buquoy, dans son jardin pour célébrer notre Fête nationale.

Monsieur le Président, je tiens à vous exprimer notre vive reconnaissance pour l’honneur que vous faites à la France d’être présent parmi nous.

Vous avez devant vous une communauté française pleine d’énergie et de talents, diverse, heureuse de vivre dans votre beau pays, de contribuer à sa prospérité et de goûter à sa riche culture, dans la tradition de notre longue histoire commune.

C’est aussi pour moi un grand bonheur de retrouver tant de personnalités tchèques, partenaires et amies. Leur présence chaleureuse témoigne de la qualité de notre relation.

Vous me permettrez, Monsieur le Président, de souligner combien ce 14 juillet est exceptionnel. Vous avez nommé avant hier le nouveau gouvernement. Quelques-uns de ses ministres nous font l’honneur d’être parmi nous. Je tiens donc à vous remercier d’avoir fait coïncider le calendrier politique avec celui de notre fête nationale.
Nos deux pays sont confrontés à des enjeux considérables, en particulier pour surmonter la crise économique, en mobilisant les efforts nationaux et européens. Partout, il s’agit de trouver le bon équilibre entre la préservation de la croissance et de l’emploi et l’assainissement budgétaire. Nous jouons ensemble l’avenir de l’Union européenne, indissociable de celui de nos deux pays. Faisons vivre le partenariat stratégique qui unit la République tchèque et la France dans les domaines politiques, de sécurité, économique et culturel pour les prochaines années.

Je fête ici mon dernier 14 juillet, arrivant cet été au terme de ma mission. Mon émotion est profonde tant ces 3 ans et demi à Prague auront compté pour moi et ma famille. Chers amis tchèques et chers compatriotes, vous nous manquerez. Je quitterai Prague avec une conviction forte. L’Union européenne ne serait pas notre Europe sans la République tchèque. Vous êtes une part de nous mêmes. Nous avons besoin de vous. Soyez assurés que cette conviction m’inspirera dans mes nouvelles fonctions de directeur de l’Union européenne au ministère des affaires étrangères à Paris.

Chaque année, en cette journée d’été, la même image me revient à l’esprit.

Je suis à Melnik, dans le froid de janvier, pour honorer la mémoire de Jan Palach, au monument auquel la France a contribué. Comme vous pouvez l’imaginer, cette cérémonie est un moment très intense. Et je vois, devant moi, la belle façade historique du lycée avec au fronton la devise « rovnost, volnost, bratrství » (égalité, liberté, fraternité).

Cette image illustre bien la signification du 14 juillet, fête de la liberté et de la démocratie, célébration de valeurs universelles si chères à nos deux Nations, et la force de nos liens.

Je souhaite enfin remercier chaleureusement les entreprises françaises qui ont contribué à la réussite de cette fête. Elles constituent un échantillon très représentatif de l’Entreprise France en République tchèque avec 500 filiales contribuant à 100.000 emplois et de l’excellence française dans des secteurs variés : l’industrie avec Alstom, Areva, Citroën, Peugeot, les services avec Havas, Mazars, Unibail-Rodamco, Veolia, l’agro-alimentaire avec Bongrain et Lactalis sans oublier La Boucherie & Bistro M. Je vous invite d’ailleurs à visiter le marché français sur la place de Kampa, ouvert jusqu’à dimanche, pour continuer à vous faire plaisir avec des produits de chez nous.

Vive la République tchèque, vive la France, vive l’amitié franco-tchèque !

Ať žije Česká republika, ať žije Francie, ať žije francouzsko-české přátelství !

Discours de M. Miloš Zeman, président de la République tchèque

Discours sur le site de la Présidence de la République (en tchèque).

Traduction

Monsieur l’ambassadeur,

Vos Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Je me sens embarrassé car à la différence de mon épouse, je ne maîtrise pas le français et je ne peux donc pas rendre à M. l’ambassadeur ce beau geste dans sa langue natale. Par ailleurs si je le faisais, ce serait pour moi un crime sur cette langue.

Permettez-moi en premier lieu de vous remercier de cette très aimable invitation et, en deuxième lieu, de dire quelques mots sur la fête nationale française.

L’histoire, que l’on aime souvent évoquer, n’est pas uniquement l’histoire d’idées abstraites, mais aussi l’histoire de personnes concrètes. A l’occasion de la fête nationale de la France, j’aimerais évoquer ici au moins trois noms concrets.

La première personnalité est François Mitterrand. C’était ici, au Palais Buquoy, qu’il a reçu la délégation de dissidents tchèques lors de sa visite officielle du régime communiste. Il était alors le premier homme d’Etat occidental à le faire.

La deuxième, selon moi la plus importante personnalité de l’histoire politique française, est Charles de Gaulle – l’homme qui a sorti la France des crises de 1940 et de 1957 et dont l’autorité a été très bénéfique à la France.

Enfin, la troisième personnalité que j’aimerais évoquer est celle de Jean Monnet, l’un des pères de l’Union européenne. Je viens de lire ses mémoires. Je me suis rendu compte comment il a du surmonter nombre d’obstacles, comment il évitait des solutions précipitées et comment il a bâti pas à pas la construction européenne qu’il a achevée avec succès.

La quatrième personne dont j’aimerais parler en conclusion de mon discours est l’ambassadeur de France, M. Lévy. Cher M. l’ambassadeur, je me souviens toujours que vous m’avez invité, encore avant l’élection présidentielle, au Palais Buquoy ensemble avec l’ambassadeur des Etats-Unis et l’ambassadrice du Royaume-Uni.

Permettez-moi donc de vous présenter mes sincères félicitations de votre talent pour les pronostics. Vous allez nous manquer à Prague. Je vous souhaite beaucoup de succès dans votre future haute fonction politique. En même temps j’espère que vous allez revenir à Prague souvent et avec plaisir. Croyez-mois qu’en tant qu’ami de la République tchèque, vous y serez toujours chaleureusement accueilli.

Dernière modification : 15/07/2014

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