Le Général de Gaulle et la Tchécoslovaquie [cs]

JPEG - 25.2 ko

« Nous capitulons sans combat devant les exigences insolentes des Allemands et nous livrons à l’ennemi commun nos alliés les Tchèques (...). Les Français, comme des étourneaux, poussent des cris de joie pendant que les Allemands entrent sur un territoire dont nous garantissons les frontières (...) Nous boirons le calice jusqu’à la lie » (extrait d’une lettre du général de Gaulle à son épouse, octobre 1938).

Des accords de Munich au Printemps de Prague en 1968, le général de Gaulle a toujours témoigné pour l’allié tchèque une grande solidarité. Il a avec lui une valeur commune : le souci de l’indépendance. Pour lui, le fait d’abandonner la Tchécoslovaquie à Hitler, “l’ennemi commun”, symbolise la chute de la France.

Parti à Londres le 17 juin 1940 pour continuer le combat après la capitulation de la France face à l’Allemagne Nazie, il est vite rejoint par de nombreux résistants à l’oppression allemande, dont le juriste René Cassin, grand ami d’Edouard Benes, futur Président de la République tchécoslovaque. Jan Masaryk, le fils de Tomas G. Masaryk, premier président de la Tchécoslovaquie comptera parmi les forces françaises libres de Londres.

A la libération de la France en juin 1944, le gouvernement tchèque en exil est l’un des premiers pays à reconnaître l’autorité du gouvernement provisoire du général de Gaulle, ce qui témoigne des relations particulières qu’il entretient avec la France.

La Seconde Guerre mondiale terminée, ce n’est qu’en 1958 que de Gaulle reviendra sur la scène politique française. Devenu Président de la République, dans le contexte de détente Est-Ouest au milieu des années 1960, il engage des contacts diplomatiques avec les pays d’Europe se situant à l’Est du rideau de fer.

En septembre 1964 le premier protocole d’échanges culturels franco-tchécoslovaques est signé, permettant des échanges universitaires entre les deux pays (Université Charles et Sorbonne, Académie tchécoslovaque des Sciences et Ecole pratique des Hautes Etudes). C’est dans le même temps que, mettant à profit le contexte de déstalinisation, le Conseiller culturel de l’ambassade de France à Prague, Henri Erhet, fait renaître l’Institut français.

Par ailleurs, en condamnant fermement l’écrasement du Printemps de Prague en 1968, le général de Gaulle témoignera de son attachement à la Tchécoslovaquie.

Dernière modification : 10/08/2016

Haut de page