Nîmes, la « Rome française » [cs]

Nîmes est située dans le sud de la France, entre Montpellier et Marseille, au pied des Cévennes et près de la Méditerranée. Nîmes compte aujourd’hui près de de 150 000 habitants et sa fondation remonte à l’Antiquité. De la période romaine, Nîmes a conservé de remarquables monuments qui lui ont valu le surnom de « Rome française ». Ville à la fois romaine, hispanique, camarguaise, cévenole et provençale, elle est aussi un fief protestant depuis le 16ème siècle. Son riche patrimoine historique, architectural et culturel, et sa protection et valorisation au cours du 20ème siècle, lui ont permis d’obtenir le label « Ville d’art et d’histoire ».

Les monuments majeurs de l’époque romaine comptent parmi les mieux conservés au monde : l’amphithéâtre dit les « Arènes de Nîmes », la « Maison carrée », le temple quasi intact de l’ancien Forum romain ou le bassin de distribution des eaux, le « Castellum divisorium ». Les monuments romains côtoient aussi l’architecture contemporaine : en face de la Maison carrée, le Carré d’Art, œuvre du célèbre architecte britannique Norman Foster, abrite le musée d’Art contemporain et la bibliothèque municipale.

Nîmes est connue pour ses « ferias ». Ces fêtes populaires autour de la tauromachie se tiennent officiellement depuis 1952 (officieusement depuis la fin du 19ème siècle) et attirent deux fois par an, à la Pentecôte et en septembre pour la Feria des Vendanges, des milliers de personnes, amateurs de tauromachie, mais aussi des sevillanas et des bodegas ouvertes jusqu’au petit matin…

Liens entre Nîmes et la République tchèque

Nîmes est la ville natale de nombreuses personnalités, dont l’historien Ernest Denis (1849-1921), spécialiste de la Bohême qui a joué un rôle important dans la fondation de l’État tchécoslovaque en 1918. L’actuel Institut français de Prague s’appelait à l’origine en son honneur Institut Ernest Denis. C’est aussi ce défenseur du droit des Tchécoslovaques à leur propre état-nation qui a contribué à la formation d’une des premières « sections tchèques » au Lycée Alphonse Daudet de Nîmes. Ainsi, à partir de 1924, des jeunes Tchécoslovaques (à l’époque uniquement des garçons) ont pu passer leur lycée et leur baccalauréat en France. La section tchèque du Lycée Daudet est toujours active. Nîmes est d’ailleurs jumelée avec Prague depuis 1967.

Dernière modification : 22/08/2014

Haut de page