Réception à l’occasion de la fin de mission de M. Jean-Pierre Asvazadourian, Ambassadeur de France en République tchèque (8 septembre 2016) [cs]

Chers amis,

Avant tout, je tiens à vous remercier de tout cœur d’avoir accepté mon invitation.

Pour un diplomate, la fin d’une mission est une étape singulière ; c’est l’heure du départ et des au-revoir ; c’est le moment où l’on se retourne sur les années qui viennent de s’écouler ; c’est l’occasion des bilans professionnels et personnels. Je sais que beaucoup de mes collègues en ont fait l’expérience, comme également tous ceux qui ont été ou sont expatriés, je pense notamment aux représentants des entreprises françaises qui sont ici parmi nous.

Pour ma part, ce départ de Prague est empreint d’une coloration particulière car je quitte une ville et un pays avec lesquels je possède des liens particuliers. Ce sont les liens du cœur et de la mémoire.

Les liens de la mémoire car il y a 30 ans, j’ai découvert Prague en venant y perfectionner le tchèque, prenant part à l’Ecole d’été, la Letni skola slovenskych jazyku, organisée par l’Université Charles. Ce premier séjour a été le début de l’affection forte et durable que j’ai pour le monde, la langue et la culture tchèques.

Quelques années plus tard, fin 89, j’ai eu la chance extraordinaire de venir travailler à l’ambassade de France dans les semaines qui ont suivi la Révolution de velours. J’ai pu alors assister aux profondes transformations politiques, économiques et sociales qu’a connues ce pays. Je l’ai fait non comme un simple observateur mais comme un jeune européen conscient que ces évolutions, ici-même, au cœur de cette « autre Europe », bouleversaient également le monde tel que je l’avais connu jusqu’alors.

Et à présent, à un moment où l’Europe fait face à de nombreux défis mais aussi à l’incertitude et parfois au doute, je me souviens avec émotion de l’enthousiasme qui régnait en 1989, alors que le mur qui divisait l’Europe était démantelé et que notre continent, avec une grande foi dans notre avenir commun, engageait sa réunification.

Revenir vingt ans plus tard comme ambassadeur, selon mon souhait, a été un immense privilège et pour l’occasion de voir le chemin extraordinaire parcouru pendant cette période par la République tchèque. J’ai également eu la chance d’arriver dans un moment où le dialogue politique entre les gouvernements français et tchèque retrouvait une intensité particulière. Cette dynamique s’est étendue à tous les domaines des relations bilatérales : économique, scientifique et culturel, dans lesquels la France est fière d’être l’un des tout premiers partenaires de la République tchèque.

Je voudrais ce soir adresser tous mes remerciements aux autorités tchèques pour leur accueil et leur disponibilité. Je remercie également les interlocuteurs et les partenaires de cette ambassade dans tous ses projets. Je salue les membres de la communauté française qui incarnent au quotidien la relation entre nos deux pays, notamment les représentants des entreprises françaises dont cette ambassade appuie avec détermination les projets de développement. Je remercie tous mes collègues du corps diplomatique pour leur amitié et leur cordialité. Je dis toute ma reconnaissance à mes collègues de l’ambassade qui ont contribué à mes côtés avec engagement au développement des partenariats bilatéraux.

Enfin, je voudrais dire que l’expérience de ces trois années, la joie de revenir dans un pays que nous avions tous deux connu il y a plus de 20 ans, n’auraient pas été les mêmes si je ne les avais pas partagées avec mon compagnon Mark Gennaro, dont le soutien représente pour moi plus que je ne saurais dire.

En vous remerciant de nouveau, j’espère de tout cœur que nos chemins se recroiseront à l’avenir, à Paris et certainement à Prague.

Dernière modification : 13/09/2016

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