Remise des insignes d’officier de l’Ordre des Palmes académiques à Mme Tláskalová (27 juin 2016) [cs]

Madame Tlaskalová,

Je suis très heureux de vous recevoir aujourd’hui, pour vous remettre l’insigne d’Officier dans l’Ordre des palmes académiques, au Palais Bucquoy, dont vous êtes familière pour y être venue à maintes reprises depuis 1996, année où vous avez été nommée chargée de mission pour les relations franco-tchèques au Ministère de l’Education nationale, de la jeunesse et des sports.

Pour ne citer qu’une des très récentes occasions où vous avez été des nôtres à l’Ambassade, j’aimerais évoquer la cérémonie que nous avions organisée avec Monsieur Banovec, responsable du Département des Relations internationales du Ministère de L’Education, pour célébrer le succès au concours international de la Plume d’Or, de la jeune Eliska Kozakova, ancienne élève du Lycée Maticni d’Ostrava actuellement étudiante en philologie française à l’Université Charles de Prague.

Permettez-moi également de rappeler qu’en janvier 2002, l’Ambassadeur Philippe Coste vous avait remis, ici même, l’insigne de Chevalier des Palmes académiques, couronnant déjà un parcours personnel et professionnel francophone riche en actions en faveur de la langue et de la culture françaises.

Je souhaitais rendre hommage ce soir à des personnes qui vous sont chères et qui vous ont donné le goût de notre langue et encouragée dans une voie où vous excellez : vos deux parents et votre défunt époux, Monsieur Tlaskal, élève de la Section tchèque de Dijon qui a dédié sa carrière à l’enseignement du français.

Vos parents avaient fait leurs études, pendant l’entre-deux guerres, une époque où se forgèrent les liens entre la Tchécoslovaquie et la France et où l’influence française présidait aux relations politiques, culturelles et éducatives. Ainsi ont–ils appris le français dès le lycée et ont-ils été titulaires du baccalauréat de français.

Est-ce cet atavisme francophone qui vous a amenée à choisir, à votre tour, la langue française comme deuxième langue vivante, à l’époque où le russe était obligatoire pour les jeunes Tchèques ? Vous aimez à le dire vous-même, apprendre et parler le français, au temps où les frontières étaient fermées, vous donnaient un sentiment de liberté.

La langue française aurait-elle guidé, à votre insu, votre vie personnelle ? Car, il m’a été dit, que vous avez fait la connaissance à la faculté de lettres de l’Université Charles de votre futur époux, lui-même fils d´ancien élève du lycée Carnot de Dijon.

Après des études en langues et littératures françaises et portugaises, vous avez commencé une carrière de journaliste et de traductrice à la Radio tchèque, puis dès 1989, vous avez pu vous investir pleinement dans l’enseignement du français comme professeur mais également co-auteur du cours de français intitulé « Entrée libre », diffusé à la télévision tchèque. [En quelque sorte un projet précurseur de Bila Pani ]

Depuis 1993, vous œuvrez au sein du Ministère de l’Education nationale, de la jeunesse et des sports, au développement des Relations internationales. Tout d’abord chargée, de l’intégration européenne, vous soutenez depuis 1996 les échanges franco-tchèques, ce dont nous nous réjouissons.

Madame Tlaskalova, je tenais à vous dire combien vous êtes précieuse à notre coopération éducative et linguistique et combien l’Ambassade de France et l’Institut français sont fiers de compter parmi leurs partenaires, des personnalités telles que vous qui accompagnez avec ferveur et dynamisme les relations bilatérales franco-tchèques.

Pour avoir si remarquablement su transmettre votre héritage francophone, pour avoir veillé à nos côtés à entretenir des liens de coopération fructueux, j’ai l’honneur de vous remettre, au nom du Ministre de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, l’insigne d’Officier dans l’ordre de Palmes académiques.

Dernière modification : 30/06/2016

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