Roms - Déclaration du porte-parole du quai d’Orsay, le 14 septembre [cs]

Déclaration du porte-parole du quai d’Orsay, Paris, 14 septembre 2010

Q - Quelle est la réaction de la France à l’annonce par Bruxelles que la Commission va lancer une procédure d’infraction en justice contre le gouvernement français au sujet des Roms, et ses critiques sur cette circulaire qui a été remplacée ?

R - Nous avons pris connaissance avec étonnement des déclarations de Mme Reding, Commissaire européenne à la Justice et aux Droits fondamentaux. Nous ne pensons pas que c’est avec ce type de déclaration que nous pourrons améliorer le sort et la situation des Roms qui sont au cœur de nos préoccupations et de notre action. L’heure n’est pas à la polémique, n’est pas aux déclarations de ce type. L’heure est au travail en faveur de la population Rom. C’est dans cet esprit et avec cet objectif que nous coopérons très étroitement avec les autorités de Bucarest. Comme l’a illustré il y a quelques jours à peine la visite en Roumanie de MM. Besson et Lellouche. C’est un travail que nous entendons mener avec nos partenaires roumains et avec la Commission européenne.

Q - Améliorer la situation des Roms, c’est ce que dit la diplomatie française mais d’autres ministères en France parlent de mesures anti-crimes et de sécurité. Est-ce que vous comprenez la difficulté de faire passer votre message ?

R - La difficulté est de faire passer ce type de message quand d’autres font des déclarations tonitruantes. Notre objectif est de travailler. Nous avons environ 9 millions de Roms en Europe dont tout le monde sait bien qu’ils rencontrent des problèmes d’intégration, de socialisation dans leurs propres pays. Nous sommes engagés dans ce travail et le faisons de manière bilatérale, et également auprès des institutions européennes. Des fonds européens sont versés et nous souhaiterions les voir utilisés davantage et mieux au bénéfice de l’intégration des Roms.

Q - Vous dites que l’heure est au travail. Vu de l’étranger on dirait que le travail que fait la France en ce moment se limite à l’expulsion des Roms. C’est cela dont vous parlez ?

R - Nous travaillons en poursuivant notre objectif depuis la Présidence française de l’Union européenne. Lorsque lors de notre présidence, nous avions mis ce sujet sur la table et avions tenu, au mois de septembre 2008, à Paris, une conférence ministérielle sur le sujet. Nous avons appuyé de toutes nos forces et de toute notre énergie la Présidence espagnole de l’Union européenne lorsqu’elle a organisé un sommet sur la problématique des Roms à Cordoue, au mois d’avril. Pierre Lellouche était, je le signale, l’un des rares représentants de gouvernement au niveau ministériel a y avoir participé. Il avait d’ailleurs plaidé en faveur d’une mobilisation accrue au niveau de l’Union européenne en faveur de cette population. C’est ce que nous faisons.

Dernière modification : 26/09/2013

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